#DigitalTrends Municipales 2020

Rencontre du 3 juillet 2019

Veillée de campagnes électorales

36.000 élections municipales se dérouleront en France en mars 2020. Les candidats se préparent à mener campagne. Au plus proche de leurs électeurs. Le numérique et la data ouvrent la voie à l’engagement des citoyens.

«La prochaine campagne électorale sera différente» affirme David Lacombled, président de La villa numeris, en ouverture de la rencontre #DigitalTrends. Selon lui, «Internet est un média mutant, en perpétuelle évolution, et de ce fait la prochaine campagne numérique n’aura rien à voir avec la précédente». «2001 signait l’émergence du Web, 2008 l’arrivée des blogs, 2014 l’apparition des vidéos. 2020 sera celle de l’utilisation des données pour organiser et animer les campagnes électorales».

Une élection singulière

Les acteurs-clés renvoient une image bien différente de celles des autres élus. «Si les Français se défient du personnel politique, les conseillers municipaux et le maire ont une excellente image» décrypte Jérôme Sainte-Marie, président de Polling Vox évoquant l’étude OpinionWay pour Public Sénat et Unccas «Les Français, leur maire et les élections municipales de 2020». L’étude souligne que 71% des Français jugent que leur maire accomplit depuis 2014 un travail bon ou excellent. C’est la figure qui «s’occupe du quotidien» note Frank Tapiro, président de Datakalab, louant «la vocation du Maire». 

Contexte politique oblige, l’élection se distinguera des autres. Par ailleurs, Frank Tapiro évoque les 50% de maires ayant déclaré qu’ils ne se représenteraient pas.  Il explique : «Le paysage va complétement changer. La force des partis politiques n’est plus la même». Et pour le cadre législatif, une évolution majeure avec la loi NOTre ? Pas tant que cela pour Marion Delaigue, associée de Latournerie Wolfrom Avocats, : «Je ne suis pas sûre que cela change fondamentalement dans le contact de proximité avec les usagers». 

Internet, un levier pour fédérer

Les outils permettent de renforcer la proximité comme l’explique Flore Blondel-Goupil, activiste, ainsi qu’elle se présente, en charge du développement de NationBuilder : «le numérique est un moyen qui permet aux campagnes d’être plus efficaces, de déployer une proximité plus forte. Les gens très à l’aise sur les réseaux sociaux». Ces derniers jouent, en effet, un grand rôle.  Aussi, pour celle qui a également participé à la campagne des primaires américaines pour Bernie Sanders en 2016, ils permettent un «relai de messages de manière très active» et sont un moyen de «travailler main dans la main». Jérôme Sainte-Marie note «le désir de participation des Français» Il rappelle que lors de «la mobilisation sociale des gilets jaunes, beaucoup de choses ont été jouées sur Internet avant les rond points». Il revient sur le travail «d’évangélisation des usages d’Internet en matière de démocratie et de participation» lors du grand débat.

«Drive-to-live»

L’anticipation est clé rappelle Marion Delaigue. Prenant appui sur la campagne des verts flamands lors d’une élection locale, Flore Blondel-Goupil insiste sur la préparation en amont et l’importance de «la création de réseaux de citoyens très engagés». Aussi, Jérôme Sainte-Marie évoque la dernière présidentielle et les campagnes d’Emmanuel Macron et de Jean-Luc Mélenchon avec «une articulation entre cercles d’appuis», «des plateformes permettant de télécharger matériel et programme». Une fois ces cercles créés, les individus se rencontrent pour de vrai. Internet doit être un «drive-to-live» pour Frank Tapiro. C’est, pour lui, «un accélérateur de mouvement pour redonner rendez-vous aux gens. Internet doit favoriser le débat en vrai».

 

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