2e Santé & Tech Forum | 16 avril 2026

2e Santé & Tech Forum | 16 avril 2026

Compte-rendu

De la médecine de réparation à la culture de l’anticipation

Plus que jamais, la puissance technologique se confronte à la fragilité humaine

L’humain est bel et bien là. Médecins, experts et patients étaient au rendez-vous de notre think tank, mais également philosophes et poètes convoqués à plusieurs reprises.

Pour la seconde édition de son Santé & Tech Forum en partenariat avec l’Agence du numérique en Santé (ANS) et Buzz e-santé, sur le site de PariSanté Campus, La villa numeris a tenu à «mêler talents et disciplines», selon les mots de son président David Lacombled, pour appréhender les nombreux enjeux de la santé (re)pensés sous le prisme de la technologie et de l’intelligence artificielle (IA).

D’ailleurs, il rappelle que «la santé est en avance de phases» sur ces sujets grâce à qui on passe «d’une réparation curative à une maintenance préventive» qui «va changer notre rapport à la vie, au risque».

La bascule de la tech

«Une explosion de la production de data, carburants de l’IA» est relevée par Dominique Pon, directeur général de La Poste Santé & Autonomie. Lors de sa présentation, il explique que «les taux de croissance du marché de l’IA dans le monde sont de 30%» ou encore que «la valeur de l’IA dans le monde représente 32 milliards de dollars».

Pour Rémy Teston, fondateur de Buzz E-santé, «le numérique prend une place de plus en plus importante dans la santé». Posant la question «de quels ensembles technologiques s’agit-il?», Jean-Marie Fessler, enseignant à l’Essec, Centrale Paris et aux Arts & Métiers et vice-président délégué de la Fondation MGEN pour la Santé Publique évoque ainsi «les biotechnologies, la e-santé, la robotique, les énergies, l’espace, l’IA, etc.». Il revient d’ailleurs sur l’expression «technologie», «dérivée du sanskrit taksati, «construire, tailler, former», du grec technè, «fabriquer, produire» et du latin texere, «tisser, tresser». Pour Jean-Marie Fessler, «dans ces conditions étymologiques, parties prenantes d’écosystèmes numériques nous devrions être assez sereins en mettant l’accent sur le «bon usage» de ces méthodes et outils. Au service de la santé globale et intégrative, en particulier».

Alain Toledano, oncologue radiothérapeute et président de l’Institut Rafael, évoque «la radiothérapie guidée par les robots». Il promeut «un parcours d’accompagnement coordonné» où il s’agit d’«arriver à intégrer toutes les dimensions de la santé». Le professeur évoque ainsi «la télésurveillance en oncologie» grâce à qui le taux d’hospitalisation diminue. Pour Erik Bernard, médecin généraliste, et conseil de Doctolib, ces nouveaux outils «représentent beaucoup d’espoir» dans un contexte où «45% des médecins ont des symptômes d’épuisement». Pour lui, «la technologie peut aider à surveiller, monitorer, repérer des signaux faibles».

En effet, Nadia Auzanneau, directrice générale adjointe et directrice du pôle Santé/Advanced Methods d’OpinionWay constate «un environnement en très forte mutation» avec notamment «le sujet de la santé de la femme qui émerge enfin sur le devant de la scène» ou encore celui de «la santé mentale, cause nationale, qui a longtemps fait défaut». Elle souligne que «90% des Français considèrent que l’innovation a transformé la médecine». Elle relève que «l’imagerie médicale (49%) est le domaine dans lequel l’intelligence artificielle a le plus d’impact, suivie par le dépistage et le diagnostic des maladies (43%)».

Aussi, Antoine Tesnière, directeur général de PariSanté Campus relate «les sujets autour du basculement profond que l’on vit avec le numérique puis l’IA». Se joue là « une rupture du monopole autour de la connaissance». D’ailleurs, David Petauton, directeur de la communication de l’Agence du Numérique en Santé (ANS) revendique que celle-ci est «un régulateur incitatif» avec «l’idée d’embarquer une dynamique». Il loue l’écosystème de PariSanté Campus qui entend «réunir la formation, l’innovation, la recherche en santé» en comptant notamment sur «près de 90 start-ups».

Des défis se posent, comme le rappelle Jean-Marie Fessler qui cite Stephen Hawking, physicien et cosmologiste qui dans, «Brèves réponses aux grandes questions», écrit : «La machine atteindra tous ses buts, mais si ces buts ne sont pas en accord avec les nôtres, il y aura conflit d’intérêts.» mais aussi «Notre avenir sera une course entre la technologie et la sagesse. Assurons-nous que la sagesse gagnera.» Pour Jean-Marie Fessler, «conscients que la technologie fragmente notre temps de vie, sature notre attention, extériorise nos identités, et qu’elle peut abîmer le sens de l’effort, nos perceptions de l’incertitude et les écoles du silence, travailler ensemble sur ces vulnérabilités est fort souhaitable».

Nadia Auzanneau relève quant à elle la question de la confiance vis-à-vis de l’IA. En effet, «74% des Français ne sont pas prêts à ce qu’un appareil soit implanté sous leur peau pour suivre leur santé». Dominique Pon insiste sur l’importance d’«assumer une vision humaine» et rappelle plusieurs des défis que représente la technologie comme «l’augmentation de 40% des émissions du CO2 par les géants du numérique en moins de 2 ans» ou encore «l’IA comme outil de propagande» à l’image des deepfakes. Pour Rémy Teston, se posent «des enjeux éthiques» dans «la pratique médicale et l’organisation des soins».

Giovanna Marsico, directrice de projets éthiques de l’Agence du Numérique en Santé promeut l’inscription du «déploiement du numérique et de la technologie au sein d’un cadre éthique». Au sujet de l’usage des données, elle relève «une asymétrie de connaissances» alors que l’on a «la capacité de produire beaucoup de données» et de «les partager avec des objets connectés». Elle souligne là «une méconnaissance profonde tant de l’usage primaire, que de l’usage secondaire et la gouvernance». Il s’agit bien d’«un enjeu d’éducation et de pédagogie».

Giovanna Marsico évoque les limites induites par « les fractures numériques, la difficulté de maintien dans l’usage, les inégalités d’appropriation, et la qualité variable des preuves selon les usages et les populations» et insiste sur « la légitimité des outils numériques pour la prévention à condition qu’ils restent proportionnés, choisis, compréhensibles, réversibles et insérés dans une relation de soin ou d’accompagnement ». Alain Toledano évoque «la décharge cognitive» permise grâce à l’assistanat de la technologie. Il s’interroge : «qu’est-ce qu’on fait? On peut s’occuper de systèmes complexes : comme les patients imprévisibles». S’installe alors «une disponibilité mentale pour rentrer dans leur complexité».

Prévoir et anticiper

On passe d’«un système curatif à un système d’anticipation, de prévention» note Erik Bernard. Jean-Marie Fessler souligne qu’«un puissant écosystème technologique bénéficie déjà aux soins et à la prévention au moyen d’exosquelettes, par exemple».

«Le contexte d’accès au soin est de plus en plus difficile» explique Nadia Auzanneau notant que «70% des Français estiment qu’il est difficile d’accéder à des rendez-vous avec des professionnels de santé et 64% renoncent à l’avis d’un professionnel de santé» face aux difficultés pour trouver un rendez-vous. Elle note aussi que «près d’un Français sur 2 a déjà renoncé à se soigner avec des conséquences non négligeables. 47% des Français déclarent avoir déjà vécu une situation d’errance médicale». Dans ce contexte, elle considère que «la prévention prend tout son sens ».

La prévention est perçue comme un moyen de lutter contre la pénurie de médecins. Le rôle de la prévention et de la médecine de l’anticipation est plus que jamais déterminant pour construire un système de santé proactif et adapté aux défis de demain». D’ailleurs, elle indique que «52% des Français considèrent que le système en France n’insiste pas suffisamment sur la prévention. Elle explique que «les Français sont de plus en plus conscients des enjeux de santé mais peinent à traduire cette prise de conscience en actions concrètes et à adopter des comportements préventifs». Elle note «une forte demande de réassurance». Il s’agit, selon elle, de « relever les inégalités réelles ou perçues dans l’accès à la prévention». En effet, « pour 68% des Français, la prévention santé est réservée aux personnes les plus favorisées». Cela peut consister à «reformuler les messages de prévention pour les rendre positifs», à «renforcer une offre de soins de proximité» et à «intégrer l’innovation comme un outil d’aide en préservant le lien humain médecin-patient».

Brigitte Godard, médecin conseil de Prévenir Care constate que dans le système de santé actuel on tient notamment à «revenir sur le mode de vie, l’activité sportive». Il est essentiel, pour elle, de «tenir compte du moment où on collecte les données» tant sur le quantitatif que sur le qualitatif en prenant par exemple compte de «la variabilité de la fréquence cardiaque» ou de «l’activité sportive». Elle évoque également «la santé mentale et émotionnelle». Pour elle, «tout ce qu’on fait en amont est le plus important». Elle explique que bien des patients «remettent leurs décisions aux médecins». Or, pour elle, «on doit arriver à les responsabiliser et à prendre le temps de le faire alors que les consultations sont de plus en plus courtes». Il s’agit bien d’« être transparent avec le patient».

Pour Florence Bénichoux, médecin et auteure de «Refusons de tomber malades!» (Le Cherche Midi), «on peut éviter plus de 50% des maladies et pour ceux qui sont malades, éviter les rechutes ou les complications». D’après elle, «80% de la prévention c’est de la communication». On est, estime-t-elle à «un Momentum» où « l’on essaie de développer une culture de prévention en France». Florence Bénichoux, estime que l’on se dirige vers «une médecine 4P» pour personnalisée, préventive, prédictive et participative». Elle en est convaincue : «on a trop longtemps déresponsabilisé les patients». Florence Bénichoux le proclame : «patients, soyez acteurs de votre maladie!» cela sans culpabilité. Pour elle, se détachent «des moments dans nos vies» qui sont «des moments d’opportunité pour faire de la prévention (fin des études, grossesse, changement de job, ménopause, retraite…)».

«Se soigner est un principe de prévoyance», estime Gérard Reach, professeur de médecine, relatant que l’«on accorde moins de valeur à notre futur qu'à notre présent, c’est pour cela que c’est si dur de changer surtout chez les jeunes». Pour lui, se soigner consiste à «prévoir cette personne de 50 ans pour qu’elle aille bien».

A propos du dépistage, Florence Bénichoux partage son opinion : «je voudrais qu’on rende le dépistage obligatoire. On a des contrôles techniques pour la voiture mais pas pour nous! Il faut dépister le plus tôt possible car cela coûtera moins cher». En effet, d’après Nadia Auzanneau, «moins d’une femme sur 2 se fait dépister du cancer du sein», c’est «une participation en baisse depuis 10 ans». Sébastien Abgrall, directeur général d'Audiens Care partage son combat qui «s’appuie sur la promesse de la démocratisation de l’accès à la protection santé». Il invite à «utiliser l’IA comme levier ». Pour lui, avec la connaissance, «on arrivera à accélérer le changement de paradigme».

S’il constate que «la prévention a longtemps été premium, on est, aujourd’hui, sur un enjeu collectif» à l’image «du maintien de l’emploi des seniors». Il explique sa démarche chez Audiens Care : «on a fait le choix du canal entreprise». Il s’agit en effet, d’«enjeux brûlants pour les entreprises». Cela englobe aussi bien pour les entreprises «des sujets d’absentéisme, de maintien dans l’emploi, des sujets de marqueur RH, d’attractivité et de RSE».

Autour du patient

«Maintenir le patient au centre de nos attentions, voilà tout l’enjeu», explique David Lacombled qui entend, avec La villa numeris et ses partenaires «mettre dans l’espace public des recommandations pour faire évoluer la situation».

Pour Erik Bernard, «le patient ne peut être résumé à des indicateurs chiffrés. L’IA ne peut pas remplacer la présence, ne peut pas entrer en résonance, être aux côtés du patient et ressentir». Pour lui, «reste au médecin, la présence humaine». Il cite d’ailleurs les propos d’Osler : «Le bon médecin soigne la maladie, le grand médecin soigne la personne qui a la maladie». D’ailleurs, Nadia Auzanneau estime que «les professionnels de santé sont les sources d’information les plus utilisées». Ils s’apparentent à «des repères» et «jouissent de la meilleure confiance de la part des Français», décrypte-t-elle. Pour Jean-Marie Fessler, «la technologie sert l’expertise et le lien humain». Il estime que «l’objectif est clair : créer un écosystème de santé connecté, capable de sauver des vies».

Giovanna Marsico se dit «attachée à la notion de prise de décision partagée». Alors que «la question du consentement devient de plus en plus complexe», elle rappelle que le consentement est pris «à un certain moment et peut ne pas prendre en compte l’évolution de la personne et de la technologie». Elle promeut «un consentement dynamique pouvant évoluer en fonction de l’environnement, pouvant être réinterrogé et retiré au moment opportun». Elle rappelle que «le soin sert au patient : c’est lui le principal intéressé».

Louant la technologie comme permettant de «diminuer la fatigue émotionnelle et l’usure de compassion», Alain Toledano incite à «avoir une vision du système. Même si un outil technologique est capable de faire, il faut former». Il met en perspective la question du secret médical. Pour lui, «le périmètre de délimitation sera fondamental». Il interroge : «une personne qui n’est pas dans le périmètre n’a-t-elle pas le droit d’avoir l’information. Est-ce centré autour du patient ou bien du juridique?» Il évoque ainsi l’art thérapeute également impliqué dans le processus de soin.

Pour Alain Toledano, «notre éthique est aussi géopolitique. Elle dépend de la manière dont on conçoit le parcours». Il explique ainsi les bienfaits de la technologie sur le bien-être avec notamment le recours à l’IA et aux robots. Avec eux, «les patients respirent de manière plus sereine». Il incite à «tourner les outils autour de nos patients».

D’ailleurs, Nicolas Gueugnier, CEO de EOS, clinique digitale de tabacologie et d’addictologie qui propose «téléconsultations et télésoins» note «le besoin d’engager le patient». Le patient est connecté via une application mobile, «le soignant depuis son ordinateur a une vue sur le dossier du patient». Pour Nicolas Gueugnier, «l’outil numérique est là pour favoriser l’alliance thérapeutique et pour accompagner le travail » quand «37% des patients seulement diagnostiqués rentrent dans les soins». Il estime que l’IA participe à «la coordination et au relais à l’équipe : à un infirmier ou d’autres correspondants médicaux». Pour lui, «le patient est le capitaine du navire».

«Les questions éthiques arrivent dans le monde digital. Jusqu’où va-t-on accepter d’être monitoré? Quelle place donner à l’humain?», interroge Antoine Tesnière. «On parle beaucoup de monitoring des données de santé. Jusqu’où sommes-nous prêts à accepter d’être monitorés?» questionne lui aussi Rémy Teston qui invite à «remettre de l’humain autour de la technologie». D’ailleurs, Sébastien Abgrall retient comme qualité humaine à cultiver «la curiosité».

«On peut faire gagner du temps!» estime Paul Duan, fondateur de Bayes Impact lors de la keynote partenaire présentée par Google.org en montrant « L’IA au service des hôpitaux». Avec son ONG, il entend «déployer des solutions IA de manière fiable» avec «l’initiative ‘Impulse’ pour accompagner les hôpitaux». Il compte déjà «près de 250 soignants sur une trentaine de projets». Il promeut «un format open source avec une logique de commun numérique» et entend «faire de l’IA pour l’accompagnement ». Pour lui, ce n’est pas qu’un sujet d’optimisation, il s’agit bien davantage de «repenser le parcours». Il s’agit bien d’interroger : «à quoi ressemble le soin de demain?»

Pour Paul Duan, il convient de «s’appuyer sur les ressources qu’on a dans le public et de mutualiser les connaissances». L’IA peut être précieuse en s’inscrivant au cœur du parcours de soin «pour visualiser l’opération, elle aide et rassure». Elle permet ainsi de «préparer le terrain». A travers son initiative, Paul Duan propose «une pratique d’amélioration continue».

Claude Ganter, patiente experte et membre de l’équipe d’expérimentation du tiers lieu de l’Hôtel-Dieu évoque les parties prenantes impliquées : «les industriels, les services, les médecins». Patiente il y a 19 ans, elle met en exergue «l’expérience et le vécu des patients». Elle considère que «les publics sont plutôt confiants par rapport aux nouvelles technologies. Ils veulent guérir». Elle évoque ainsi l’initiative portée par Dassault Systèmes avec les jumeaux numériques. Pour Claude Ganter, «il est nécessaire de construire avec les soignants et les patients» et de prendre appui sur « les échanges avec ceux qui ont été malades». Elle invite aussi à «construire avec les patients sous les radars qu’on ne voit pas». Le maître-mot? «Partager».

«J’ai vu de la détresse», se souvient Gérard Reach, professeur de médecine. Lors d’une consultation, il évoque un patient qui lui a dit que sa femme avait un cancer puisqu’«un espace a été ouvert avec quelque chose qui n’avait rien à voir avec la consultation». Aux «4P» utilisés pour appréhender la médecine, il en retient un cinquième : «médecine des personnes». En effet, «un médecin aussi est une personne, on l’oublie un peu», déplore-t-il. Gérard Reach cite Emmanuel Levinas et note que le médecin «ne soigne pas un cas ou une maladie mais une personne». A propos de Paul Ricoeur et Martin Buber, il constate que «la médecine est une rencontre entre deux personnes et non un acte technique». Pour Gérard Reach, « plus la médecine voit l’intérieur du corps, moins elle voit le visage». Il considère que «la médecine se joue dans la relation entre deux personnes imparfaitement rationnelles. Il faut espérer que le temps médical libéré soit réinvesti dans la rencontre ».

Pour Antoine Tesnière, «l’utilisation du numérique et de l’IA n’est pas un outil de plus, c’est une approche de transformation des systèmes de santé» qui permet d’«avoir un levier supplémentaire». Pour lui, le cadre à poser est «national, international avec beaucoup de dynamiques à l’échelle européenne». Il estime que «nous avons des choix à poser. L’Europe réaffirme la primauté de l’humain». Pour lui, «on a des outils, des talents et des usages avec la capacité à les articuler. Que voulons-nous faire de cette nouvelle puissance?»

Pour David Petauton, il importe d’«avoir des systèmes plus souverains». Émergent bien «des questions éthiques et de souveraineté». A ce sujet, David Lacombled note quant à lui, que «la question de l’autonomie stratégique est clé pour les données». Pour Dominique Pon, «il ne faut pas laisser le mot ‘souveraineté’ aux camps des extrêmes». Il relève que «dans les établissements de santé français, l’IA s’inscrit progressivement dans les usages». Il évoque Dalvia Santé, «un exemple d’application d’IA souveraine en santé» qui s’appuie sur «une expertise et un savoir-faire technologique français» avec Docaposte, «référent de la confiance et de la souveraineté numérique, Mistral; modèle d’IA performant, NumSpot : cloud souverain et de confiance».

Il s’agit bien de «construire une vision humaniste du numérique». Pour Dominique Pon, «il faut se saisir des outils pour en faire quelque chose qui fait sens pour nous». D’ailleurs, il conclut en citant Guillaume Apollinaire : «il est grand temps de rallumer les étoiles». L’avenir de la santé sera aussi européen.

:: Nos grands témoins

  • IA nouvel oracle
    • Mise en perspective. David Petauton, directeur de la communication de l’ANS
    • La technologie sait-elle mieux que nous ce qui est bon pour nous? Avec Jean-Marie Fessler, docteur en éthique médicale et en économie de la santé
    • Panorama de l’opinion par Nadia Auzanneau, DGA, directrice du pôle Santé/Advanced Methods d’OpinionWay
  • Le corps transparent
    • Table ronde animée par Rémi Teston (Buzz-eSanté). Données, IA, objets connectés, jusqu’où accepter d’être monitoré pour vivre plus longtemps? Aux frontières de la prévention et de l’intrusion? Avec Brigitte Godard, médecin conseil de Prévenir Care, Giovanna Marsico, directrice de projets éthiques de l’ANS, et Alain Toledano, fondateur de l’institut Rafael.
    • Keynote partenaire présentée par Google.org, avec Paul Duan, fondateur de Bayes Impact : «L’IA au service des hôpitaux» avec la présentation l'initiative Impulse Healthcare menée avec l'AP-HP.
  • Le chaud et le froid
    • Regards croisés Comment concilier la froideur des algorithmes et la chaleur humaine? L’IA libère-t-elle vraiment du temps au médecin pour faire de la prévention sociale et psychologique ou au contraire l’enferme-t-il dans un rôle d’exécutant? Avec Erik Bernard, médecin généraliste, et Nicolas Gueugnier, CEO de EOS
    • Keynote partenaire présentée par Docaposte, avec Dominique Pon, La Poste Santé & Autonomie
  • De patient à prévoyant
    • Table ronde animée par David Lacombled (La villa numeris). Quel modèle de solidarité à l’ère prédictive? Sommes-nous en train de passer d’un système de mutualisation du hasard à une individualisation de la prévention, d’une assurance de la solidarité à une assurance de comportement? Avec Sébastien Abgrall, directeur général d'Audiens Care, Florence Bénichoux, médecin, auteure de «Refusons de tomber malades!», et Claude Ganter, patiente experte
    • 11h45 | Keynote. «Pour une médecine humaine» avec Gérard Reach, professeur de médecine
    • Pour conclure. Antoine Tesnière, directeur général de PariSanté Campus

:: Partenaires

Cette deuxième édition s’est déroulée à l’Agence du Numérique en Santé (ANS), partenaire de La villa numeris

Opérateur public, l’ANS régule, opère des services numérique publics et accompagne le développement du numérique en santé, au service des usages et de la confiance. Ce partenariat traduit une conviction commune : le numérique en santé est avant tout un sujet humain, qui nécessite dialogue et mise en perspective. La thématique 2026 de Santé Tech Forum, centrée sur l’anticipation, fait directement écho aux priorités de l’ANS, orientées vers les services, les usages et l’impact. Un enjeu partagé : faire du numérique un levier utile, responsable et au service de tous. >> Découvrir

Buzz E-santé, partenaire média de notre événement

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