Municipales 2026

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L’IA s’invite dans les villes

L’intelligence artificielle s’impose désormais dans les politiques locales

Au lendemain du 2e tour des élections, passage en revue des propositions des candidats devenus élus par David Lacombled dans le rendez-vous mensuel de La villa numeris sur B Smart

Delphine Sabattier: L’intelligence artificielle est partout. Les élections municipales n'y ont pas échappé évidemment, avec en particulier le recours de l'IA pour toutes les toutes les campagnes, les communications autour des candidats. On a vu aussi l'IA dans les programmes électoraux. Vous avez lu les principaux programmes pour les grandes communes, Les grandes villes. Qu'est-ce que vous en avez retenu?

David Lacombled, président de La villa numeris: Il faut dire que beaucoup de programmes ont été faits par de la génération dans des solutions d'intelligence artificielle, ce qui donne un petit côté répétitif quand même. C'est peut être un des biais parfois des IA génératives, avec de la part des candidats désormais élus, une volonté d'efficacité et d'attractivité pour leur commune. Or, ça a été utilisé dans certaines campagnes municipales. D'ailleurs, ça n'a pas réussi. À toutes celles et tous ceux qui les ont employés nécessairement.

Mais au-delà, dans les programmes, c'est vraiment une attente d'efficacité. Il n'y avait pas un enjeu en tant que tel sur l'IA, mais comment elle va servir. Chacun des grands thèmes et enjeux de l'élection qui étaient la sécurité, la santé et la dette, autant d'enjeux moins municipaux que nationaux et régaliens. C'était une des difficultés d'ailleurs des candidats dans cette élection, et finalement d'un débat dont on a le sentiment d'avoir été un peu privé. Et quand effectivement on parle de sécurité, c'est d'ailleurs là où il y a les clivages les plus forts, puisqu'on avait quand même des candidats plutôt à droite qui étaient pour des villes prédictives en matière de surveillance, prenant beaucoup en exemple ce qui s'est fait pendant les Jeux olympiques avec l'expérimentation sur la vidéosurveillance, dont je rappelle qu'on ne fait pas de la reconnaissance faciale, mais de la détection de mouvements et des candidats tentés de l'utiliser justement pour aller voir qui pourrait faire déposer des déchets nuitamment, mais aussi en matière de sécurité, pour détecter des départs de feu et plus à gauche sur la sécurité. Il y avait quand même une crainte de surveillance généralisée qui se manifestait. Et on voit bien que ce sont des débats qui recoupent l'ensemble de la société. Néanmoins, tous les candidats, qu'ils soient de droite ou de gauche, parce que leurs électeurs, mais les sondages leur disaient c'était la problématique majeure de leurs électeurs, un peu moindre à gauche, mais majoritairement quand même. D'où cette volonté de muscler leur défense, si je puis dire.

Delphine Sabattier: Donc muscler sa sa sécurité avec l'IA. Mais en fait, tout ça, ça fait partie d'un dispositif plus large dans ce qu'on appelle la ville intelligente. On en parle depuis très longtemps, c'est vrai, de la ville intelligente, mais pour l'instant, qui en a vu les bénéfices?

David Lacombled: Alors c'est vrai qu'à trop promettre, parfois on peut décevoir avec de la donnée dont on voit bien qu'il est difficile de l'incarner. D'où la nécessité d'apporter des preuves rapidement, comme vous le faites dans dans vos métiers, et qui est plus difficile dans des municipalités avec cette difficulté que, en tout individu sommeille un citoyen, un salarié et un consommateur. Et c'est vrai qu'en matière, en consommateur, on est très bien traité par les marques. En tant que salarié, de mieux en mieux par ces entreprises qui recourent à des consultants. Et parfois, on a le sentiment que ça patine un peu plus de la part de la puissance publique au sens large du terme. Pourtant, on ne peut pas dire que rien n'a été fait. Ensuite, en matière d'attractivité, il y a un enjeu fort parce que pour avoir de l'IA et des données, il faut de la connectivité et du réseau. Et les maires savent bien que s'il n'y a pas de réseau mobile, il y a leur quartier. Va va chuter ne serait-ce qu'en valeur immobilière et qu'il n'y a aucune chance qu'ils fassent venir des entreprises s'ils n'ont pas de filière digne de ce niveau.

Delphine Sabattier: Et justement, comment les collectivités locales aujourd'hui utilisent l'IA pour leur attractivité économique.

David Lacombled: En en développant des écosystèmes. Et d'ailleurs, on l'a bien vu au cours des dix dernières années, on parlait de tiers-lieux. Ce sont 3500 tiers-lieux qui ont éclos sur le territoire, dont deux tiers en zones rurales. Et tous les programmes des candidats parlaient de maison de l'IA. Et on va voir que beaucoup tiers-lieux vont se transformer dans les mois qui viennent. Parce qu'il y a la nécessité de créer des écosystèmes, Parce qu'il a créé la nécessité de former. Rappelons les chiffres de villes Internet qui mentionnent qu'un quart de la population. Encore aujourd'hui, des difficultés pour prendre en main des outils du numérique au sens large. Et donc, effectivement, il y aura lieu demain de les former aussi.

A noter: la transcription a été générée par une solution d’intelligence artificielle.

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